Profoto B10 : 10 jours de test au festival de Cannes

Par Sébastien Vincent

En mai dernier j’ai réalisé lors de la quinzaine à Cannes, le portfolio du magazine Cinema Teaser. Dix jours de photographie intense où le matériel est très sollicité. A mon système habituel, un Profoto Pro B1 et le bol beauté OCF, j’ai adjoint dans ma valise un Profoto B10. Le Festival de Cannes est un marathon où l’on court toutes les heures un 100 mètres. Montage et démontage du flash, endurance des rafales, autonomie de la batterie, résistance à la chaleur et à la pluie, j’ai pu en conditions réelles, réaliser un vrai stress test.

Habitué aux flashs de studio, j’ai vraiment été surpris par les dimensions du flash. Il est vraiment tout petit et très léger. A peine 1,5 kilo sans accessoire. La batterie de petit format est annoncée pour 400 éclairs à pleine puissance ou 75 minutes en lumière continue. Le fût du B10 est plus court que celui du B1 et de son récent successeur le B10 plus. La possibilité de focaliser (ou d’étendre) le faisceau de la torche avec les modeleurs sont plus restreints. Le panneau LCD arrière du petit Profoto reprend ses commandes principales : puissance, canal de déclenchement, et autonomie de la batterie.

La mollette centrale règle la puissance du flash par 1/10 ème de puissance, le bouton à droite permet de déclencher un éclair test et le bouton de gauche fait varier la température de couleur et l’intensité de la lumière continue. La puissance minimale descend très bas (bien plus que le B1). Elle permet de déboucher en douceur même en conditions de très faible luminosité. Les menus sont beaucoup plus simples et intuitif que ses prédécesseurs. Ils restent bien lisibles même en plein soleil. L’arrivée des réglages fins de couleur en lumière constitue une vraie avancée. Le B10 peut devenir un vrai compagnon multitâche du photographe, efficace quelques que soit le type de lumière flash ou continue.

La mollette centrale règle la puissance du flash par 1/10 ème de puissance, le bouton à droite permet de déclencher un éclair test et le bouton de gauche fait varier la température de couleur et l’intensité de la lumière continue. La puissance minimale descend très bas (bien plus que le B1). Elle permet de déboucher en douceur même en conditions de très faible luminosité. Les menus sont beaucoup plus simples et intuitif que ses prédécesseurs. Ils restent bien lisibles même en plein soleil. L’arrivée des réglages fins de couleur en lumière constitue une vraie avancée. Le B10 peut devenir un vrai compagnon multitâche du photographe, efficace quelques que soit le type de lumière flash ou continue.

J’ai monté des dizaines de fois le B10 sur pied sans encombre. Malgré son poids plume il dégage une impression de solidité. La finition est très bonne, le revêtement résiste bien aux rayures et montages successifs. Mon seul regret est la poignée de réglage de la rotule qui est trop petite. Un léger crantage sur sa surface la rendrait plus simple à manipuler. 

Le B10 est vendu nu. A chacun de trouver son bonheur parmi les 120 bols et modeleurs disponibles chez Profoto. 

Associé à un émetteur radio AIR Remote, le réglage de mes flashs, indépendamment et à distance se fait très rapidement. Un vrai jeu d’enfant et surtout l’assurance de fignoler ses réglages très rapidement sans quasiment quitter l’oeil du viseur.

Pour le portrait de Leila Bekhti réalisé sous une tente, la lumière principale vient du soleil, j’ai réglé les flashs à faible puissance pour conserver ce rendu naturel. J’ai utilisé le B1 légèrement sur le côté avec le bol beauté et le B10 sur le côté droit à environ 2 mètres de haut pour déboucher le blouson et rajouter quelques éclats.

Pour Quentin Tarantino, le set up est plus simple. Le bol beauté en lumière principale et le Profoto B10 pour déboucher l’ombre un peu forte sur la veste. Sur l’image de droite, j’utilise une charte Color Checker qui me permet d’avoir une référence couleur au développement des images Capture One ou Lightroom.

Pour le portrait du réalisateur Midi Z, j’ai légèrement sous exposé l’image et utilisé une seule source de lumière. Le Profoto B1O avec le beauty dish, quasiment à pleine puissance pour obtenir une direction de lumière. Le B10 n’a que 250 joules, en plein soleil il faut souvent l’utiliser au maximum de ses capacités. Néanmoins la batterie a tenu la charge et les rafales sans broncher.

Pour ce portrait, j’ai utilisé le bol beauté en lumière principale sans la toile de diffusion et à gauche le B10 avec un porte filtre OCF et une gélatine bleue. Pour teinter le visage avec un bleu profond, il faut le sous exposer légèrement.

La lumière principale vient du sol, j’ai utilisé la Led du Profoto B1O sur la gauche pour éclairer le visage d’Adèle Haenel. La lumière continue est réglée à 3200 degrés kelvin pour correspondre à la lumière orangée du sol.

Conclusion

Le B10 est flash extrêmement compact et puissant pour sa taille. Il est facile d’usage en mode flash aussi bien qu’en lumière continue. Il profite de la gamme très large des modeleurs Profoto. Son autonomie est conséquente (et la recharge rapide en 90 minutes), sans compter que le prix des batteries est raisonnable à 209€. Si la légèreté et la portabilité sont les points forts B10, le nouveau B10 Plus gagne en puissance pour un prix à peine plus élevé. C’est une question qu’il faudra se poser avant de passer à la caisse.

COOL :

  • Facilité d’usage avec l’émetteur radio Air Remote TTL

  • Qualité de la lumière et synchro HSS

  • 120 modeleurs disponibles

  • Lumière Pilote réglable en température couleur

  • Vitesse de recharge et prix des batteries

  • Portabilité et compacité

PAS COOL :

  • Puissance limitée dans certaines conditions de lumière

  • Perd un peu de sa simplicité sans l’émetteur Air Remote à 395€

  • Poignée de la rotule un peu petite à l’usage

Le B10 est disponible seul ou en kit duo chez Prophot.

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