Catégorie : Photographes

22 juin 2018 / / Photo

Après notre rencontre avec le Photographe Strasbourgeois Haze Kware, c’est au tour d’Ussi’n Yala de nous parler de sa passion, la photographie. Peux-tu nous parler de ton projet…

4 juin 2018 / / Photographes
25 mai 2018 / / Photographes
21 mars 2018 / / Photographes

Apres Sébastient Vincent, aujourd’hui,  Prophot vous fait découvrir l’univers de Fred Martin, photographe. Bonjour Fred, peux-tu nous parler de ton projet ? Le projet « C’est Beau L’Amour » est…

8 février 2018 / / Photographes
17 janvier 2018 / / Photographes
9 octobre 2017 / / Photo
31 mai 2017 / / Éclairage
3 mars 2017 / / Événements

Prophot a le plaisir de vous convier à une Rencontre & Dédicace avec le photographe Stanley Leroux, jeudi 16 mars 2017 de 16h à 20h. Il présentera son livre et sa série Cinquantièmes Hurlants, récompensée par le prix Zoom du Public du Salon de la Photo 2016.

Auteur photographe français de 32 ans, Stanley Leroux parcourt le monde pour réaliser ses photographies. Amoureux des milieux naturels, il s’aventure régulièrement dans des contrées reculées. 

Ses photographies de nature ont fait l’objet de multiples expositions et conférences. Lauréat du prix des Zooms 2016, il a également été nominé au 50ème BBC Wildlife Photographer of the Year.

Aujourd’hui, il nous fait le plaisir de répondre à nos questions sur la genèse et la réalisation des photos fascinantes de Cinquantièmes Hurlants, capturées aux îles Falkland.

Comment est né ce projet aux îles Falkland ?

Tout est parti d’une idée on ne peut plus simple : ces îles jouissent d’une biodiversité incroyable, mais elles sont globalement passées sous silence. Etant plutôt de nature curieuse, j’ai eu le désir d’aller les découvrir par moi-même pour la première fois il y a quatre ans, avant tout porté par ce désir de curiosité, sans soupçonner un seul instant qu’un tel projet photographique verrait le jour.

Votre style évoque un renouveau dans la photographie animalière. Vous bousculez les codes. Comment vous situez-vous dans la longue lignée de photographes animaliers ? Que cherchez vous à exprimer dans cette série ?

Je ne cherche pas réellement à me « situer » par rapport aux autres, mais simplement à m’exprimer photographiquement avec un langage qui me soit propre. Face à un sujet donné, chaque regard sera touché d’une manière différente. Au cours de ce projet, j’ai cherché à comprendre ce qui me touchait particulièrement dans ces îles subantarctiques. Au-delà des oiseaux qui y vivent par millions, j’ai surtout vu cet univers rude, dominé par des éléments puissants, dans un environnement naturel qui m’est apparu comme une grande fresque. Ce sont ces décors, ces atmosphères que j’ai cherché à dépeindre. Malgré la dureté du sujet, j’ai choisi de le montrer avec douceur. Il y a une certaine ambivalence dans ces images, c’est une approche personnelle avant tout.

Vingt mille lieues sous les vagues - série Cinquantièmes Hurlants © Stanley Leroux
Vingt mille lieues sous les vagues – série Cinquantièmes Hurlants © Stanley Leroux

Quel matériel avez-vous utilisé pour les Cinquantièmes Hurlants ?

Toutes les photos du livre ont été prises avec un Canon EOS 5D Mark III, avec alternativement un 70-200mm f/2.8 et un 17-40mm f/4. Huit photos sur les 168 pages ont été réalisées à l’aide d’un flash, le Canon 600 EX RT. Quelques photos ont été réalisées avec l’Extender 1.4x II, et une image a été prise au 400mm f/5.6.

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18 novembre 2016 / / Photographes

Lucas Laurent, lauréat du Prix des Assistants Photographes dans la catégorie Création, partage avec nous sa technique de travail. Voici donc tous les secrets de la série Flower Power 😉.

« Cette série est photographiée à la chambre Combo numérique avec une optique 60 et 90 mn Schneider et un dos numérique P65+ Phase One.

Lucas Laurent - Prix création - série Flower Power
© Lucas Laurent – série Flower Power

J’ai mélangé de la lumière flash, environ 5 sources flash très spot et diffusé + 2 tungstènes 1 KW (diffusé et équilibré) + une légère ambiance de daylight indirect venant d’une verrière, géré avec des drapeaux. Un temps de pose variant entre le 15/sec et 4 sec.

La glace est très compliquée à éclairer, surtout avec le fait d’y rajouter du tungstène ou HMI qui la fait fondre à une vitesse grande V à cause de la chaleur.

Pour cette série, j’avais préparé plusieurs blocs de glace tests. Une composition grossière en terme de fleurs et de colorants. Juste histoire de pouvoir faire un pré-light et d’avoir une base de lumière.
Au final cela a dû être complètement modifié… Les compositions qui me plaisaient le plus ne faisait jamais exactement l’épaisseur de mes blocs de glace test, et n’avais pas le même niveau de colorant, ni d’intensité de couleur. Donc pas du tout, la même densité que mes blocs tests. J’ai été obligé de réadapter ma lumière sur chaque cas.

Ces natures mortes, ce travail méticuleux et plutôt calme de mise en place s’est retrouvé à être une course contre la montre et un vrai champ de bataille, à devoir corriger mes lumières, mes cadrages, mes effets open flash avec mon contrôle du bouger. À recommencer en boucle jusqu’à avoir le moment clef. Je voyais la glace fondre sous mes yeux. En plus de mes façons personnelles de sculpter la glace pendant la prise de vue. Je provoque également de façon artificielle des effets de mouvement à l’aide de l’eau, de l’air et du feu pour donner vie à mes natures mortes et transformer son état.

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