Notre avis sur l’Osmo de DJI

Le concept de la caméra Osmo est assez simple : proposer une stabilisation électromécanique sur 3 axes dans une poignée incluant une caméra à la fois autonome, accessible, facile à manipuler et capable d’enregistrer des prises de vues 4K.

On peut alors se demander, ce que vaut une si petite caméra embarquée et si elle apporte une réelle innovation. C’est toute la question que l’on s’est posée et à laquelle on va tenter de répondre dans cet article.

Osmo de DJI

Mais tout d’abord, analysons un peu cet appareil quoique peu commun car on peut le dire, l’Osmo est assez novatrice. La caméra est placée à l’intérieur d’une boule qui est mécanisée par 3 moteurs pas-à-pas. Ceux-ci sont pilotés par un système électronique de pointe pour pouvoir distinguer les mouvements les plus fins.C’est grâce à des capteurs qui permettent d’analyser les mouvements et ainsi diriger les moteurs afin de compenser ou accompagner les mouvements de l’utilisateur. C’est donc une image mobile sans flou ni tremblement que l’Osmo vous propose de capturer.

En ce qui concerne le contrôle de l’appareil, il n’y a pas d’interface intégrée directement sur la poignée, il vous faudra télécharger l’application gratuite « DJIGO » sur le Play Store ou  l’App Store afin d’avoir la retransmission de la caméra. Cette liaison entre la caméra et le smartphone s’effectue en Wi-Fi, on peut noter un petit temps de latence mais ce n’est pas gênant du tout.  Il vous faudra néanmoins un smartphone récent afin d’assurer un confort optimal d’utilisation par rapport à la comptabilité du module Wi-Fi avec l’Osmo et ainsi éviter un retour vidéo saccadé.
 
Au niveau du design, l’Osmo a de très belles finitions et les matériaux utilisés, à savoir l’aluminium et le plastique, sont de bonne qualité.

Thibaud, notre expert vidéo, a testé l’Osmo et vous en dit un peu plus sur cette étonnante caméra

Osmo de DJI

Ergonomie

La prise en main de l’Osmo est très instinctive. Après avoir déverrouillé les deux axes de la caméra, il suffit d’allumer la bête pour que la caméra se stabilise sans passer par une phase de calibrage. Le joystick est confortable et on peut régler sa sensibilité en fonction des mouvements à réaliser. Les raccourcis de la gâchette sont simples à mémoriser et répondent correctement. Les quelques faiblesses de l’Osmo résident principalement dans l’aspect monitoring de l’appareil. En effet, à chaque allumage, la caméra nécessite de passer par les réglages Wi-Fi de son smartphone pour ensuite lancer l’application DJIGO. Difficile donc de faire des plans sur l’instant avec le retour vidéo, il sera tout de même possible de filmer sans celui-ci de façon immédiate comme on le faisait avec les GoPro de première génération. L’application en elle-même est assez fonctionnelle, on lui reprochera néanmoins son ergonomie peu adaptée aux petits téléphones qui peut rendre l’accès à certaines fonctionnalités difficile dans l’urgence. Petit point faible de la caméra, le moteur fait un bruit qui peut être gênant pour la prise de son, mais DJI a prévu le coup avec la possibilité d’ajouter un micro.

Stabilisation

La stabilité qu’offre l’Osmo est incroyable. Grâce à elle, DJI prouve une fois de plus son savoir-faire en matière de stabilisation. Pour un prix accessible, la petite caméra offre un réel outil de stabilisation comme peut le faire son grand frère le Ronin. Les plans sont fluides même lorsque l’on marche, et les mouvements latéraux trop brusques sont amortis par les moteurs. Equipé du Z-axis, la stabilité de l’Osmo atteint des sommets encore inégalés dans cette gamme de prix. Avec cet accessoire, l’opérateur peut se permettre de courir sans se soucier de ruiner son plan.

Qualité d’image

Bien que la stabilité soit un élément important du produit, il ne faut pas oublier qu’il s’agit avant tout d’une caméra, et la qualité des rushs qu’elle peut générer est donc un point essentiel pour juger de sa qualité. L’Osmo produit des images jusqu’en 4k 30ips d’une qualité équivalente à une GoPro Hero 5. Mais là où l’Osmo démarque de sa rivale, c’est grâce à son zoom optique x3.5 qui permet un recadrage de qualité. Les images de l’Osmo sont donc très largement exploitables même dans le milieu professionnel, mais pour les plus tatillons, il sera toujours possible d’acheter la version Pro ou Raw qui offre une qualité d’image qui n’a rien n’à envier aux DSLR 4K. On notera quand même que les basses lumières sont assez mal gérées, ce qui parait assez normal par rapport à la taille du capteur.

Expérience personnelle

Pour moi, l’Osmo c’est un peu la caméra passe partout, celle que j’amène sur tous mes tournages. Sa petite taille fait qu’elle n’encombre pas mon matériel et je lui trouve toujours une utilité une fois sur le plateau. Que ce soit pour réaliser un timelapse, une photo 360°, ou même pour tourner une séquence, l’Osmo est toujours prête. De plus, je l’utilise pour filmer les petits et grands évènements de ma vie privée. C’est devenu ma caméra d’appoint numéro 1.

Pour conclure, on dira que l’Osmo est un ovni sur le marché de la stabilisation, offrant des possibilités inédites pour les standards vidéo semi-pros et pros. Ce statut la rend difficilement comparable à un autre produit mais fait de ce petit bijou de technologie un must-have pour tous les vidéastes en quête d’une action-cam aux plans totalement stables.

 

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Prophot Écrit par :